L’essentiel
Pour comprendre un parc LF documenté et préparer un test comparatif. Un composant configurable ne garantit pas l’émulation de tout système.
Trois points à établir avant de conclure :
- longueur du code et modulation observée
- besoin de lecture seule ou de configuration
- comparaison du numéro sur le lecteur cible
Une référence en lecture seule et un composant configurable répondent à des objectifs différents. Pour un remplacement autorisé, relevez modulation, débit, longueur et représentation du code, puis programmez une pièce témoin. La possibilité d’écrire une valeur ne prouve pas que le lecteur la décodera comme l’originale ni que le système l’autorisera.
Ce que contient réellement le code en lecture seule
La puce en lecture seule émet en boucle une trame de 64 bits gravée en usine, dont 40 bits utiles, soit 10 chiffres hexadécimaux, codés en Manchester ; la structure complète de cette trame est décrite sur notre fiche de la puce 125 kHz en lecture seule. Ce numéro ne peut être ni modifié ni effacé, et c’est sur ce point que le composant configurable se distingue.
Les 10 chiffres hexadécimaux sont rarement imprimés tels quels. Le marquage courant reprend les 8 derniers convertis en décimal sur 10 chiffres, parfois accompagnés d’une forme en deux groupes séparés par une virgule. Vérifiez la forme attendue par votre logiciel avant une série numérotée.
Un composant qui se configure bloc par bloc
Le composant configurable offre 330 bits d’EEPROM répartis en blocs de 32 bits : un bloc de configuration, sept blocs de données dont le dernier peut servir de mot de passe, et une page séparée de traçabilité. Le bloc de configuration fixe la modulation (Manchester, biphase, FSK ou PSK), le débit de RF/8 à RF/128 et le nombre de blocs émis ; c’est ainsi qu’il reproduit la trame de la puce en lecture seule. Des bits de verrouillage figent chaque bloc de façon définitive.
À la lecture, rien ne distingue les deux composants : même fréquence, distance comparable. La différence apparaît à l’écriture, car le composant configurable accepte les commandes d’un programmateur que la puce en lecture seule ignore. Un programmateur de bureau permet ainsi de savoir quelle puce équipe un badge inconnu, en demandant son bloc de configuration sans rien écrire.
Quand nous livrons l’un ou l’autre
Pour un nouveau parc, la puce en lecture seule suffit si le système se contente d’un identifiant : nous relevons chaque numéro en production et le livrons en liste, avec le marquage correspondant imprimé sur la carte ou le porte-clés. Le composant configurable se justifie lorsque vous devez attribuer vous-même des numéros précis, par exemple pour prolonger une série déjà déclarée dans votre logiciel. Nous l’encodons alors avec la trame demandée, puis verrouillons les blocs sur demande, pour qu’un simple programmateur ne puisse plus le réécrire.



Questions fréquentes
Combien de chiffres compte le numéro d’un badge 125 kHz en lecture seule ?
La puce porte 40 bits de données, soit 10 chiffres hexadécimaux. Le marquage imprimé reprend souvent une partie de cette valeur convertie en décimal, sur 10 chiffres ou en deux groupes. Un même badge peut donc afficher plusieurs numéros différents selon le logiciel, sans que la puce ait changé.
Un composant configurable non verrouillé présente-t-il un risque ?
Oui. Sans mot de passe ni bits de verrouillage, n’importe quel programmateur 125 kHz peut réécrire son contenu et lui faire émettre un autre numéro. Pour un usage d’accès, demandez le verrouillage des blocs après encodage, ou choisissez la puce en lecture seule lorsque le numéro n’a pas à être imposé.
Les deux composants se montent-ils dans les mêmes formats ?
Oui, les deux fonctionnent à 125 kHz avec une bobine de même type. Nous les montons dans des cartes CR80, des cartes fines, des porte-clés en ABS, des bracelets et des étiquettes. La distance de lecture dépend surtout de la taille de la bobine, donc du format, bien plus que du choix entre les deux puces.
