Comparatifs

MIFARE Ultralight®® ou NTAG, deux familles NFC légères

Positionner deux familles NFC selon mémoire, fonctions et écosystème visé.

Mis à jour le 24 septembre 2026

L’essentiel

Pour tickets, labels et interactions mobiles. Le comportement dépend aussi du lecteur et du contenu écrit.

Trois points à établir avant de conclure :

  • mémoire utilisateur après formatage NDEF
  • fonctions reconnues par les téléphones cibles
  • protection en lecture et verrouillage final

Pour tickets et parcours mobiles, comparez la variante exacte, la mémoire disponible après formatage, les compteurs, le verrouillage et les protections d’accès. Le contenu final doit être écrit sur les deux options puis lu par les téléphones ou terminaux cibles. Le choix suit l’usage et la durée de vie, pas la proximité des noms commerciaux.

Deux conceptions sur une même interface

Les deux familles utilisent l’interface ISO/IEC 14443 A et une mémoire organisée en pages de 4 octets, lisible par la plupart des téléphones. La première a été pensée pour les titres de transport et la billetterie à usage limité : zone OTP de 32 bits dont les bits ne peuvent que passer à 1, compteurs à sens unique, mot de passe et, sur ses variantes plus récentes, authentification 3DES ou AES. Sa mémoire utilisateur reste réduite, de 48 à 144 octets selon la variante.

La seconde vise les étiquettes et les objets connectés : elle arrive formatée NDEF, avec un compteur de lectures, un miroir capable d’insérer l’UID et ce compteur dans une URL, et une mémoire plus large sur ses grandes variantes.

Le support fabriqué change avec l’usage

Un billet d’entrée ou un titre à quelques trajets se fabrique en carton ou en papier avec un inlay de la première famille, imprimé en offset puis personnalisé en impression thermique au point de vente ; il doit tenir quelques passages, pas des années. Un tag de la seconde famille destiné à un produit se fabrique plutôt en étiquette PET adhésive, en carte PVC ou en disque, avec un contenu écrit une fois puis verrouillé. Les deux peuvent être encodés et verrouillés en production ; seule la stratégie de verrouillage diffère.

Le papier impose ses propres contraintes : l’inlay se place hors de la zone de pliure et de la bande de contrôle visuel, et l’épaisseur totale du billet doit passer dans les imprimantes thermiques des distributeurs. Pour une étiquette produit, l’adhésif se choisit selon le matériau de l’emballage, et une face destructible, possible sur demande, rend visible un décollement.

Valider l’échantillon avec son contenu final

Pour un titre, l’échantillon doit valider la décrémentation du compteur ou de la zone OTP sur le valideur réel, y compris le refus d’un titre épuisé. Pour une étiquette, écrivez l’URL définitive, verrouillez, puis lisez avec des téléphones des deux grands systèmes d’exploitation mobiles : un contenu trop long ou un enregistrement mal formé s’y voit tout de suite, alors qu’il passe souvent inaperçu dans un outil d’encodage.

Sources primaires

Marques. MIFARE et MIFARE Ultralight sont des marques déposées de NXP B.V.

Ces noms servent uniquement à identifier les composants étudiés. Aucune affiliation, licence ni approbation de NXP n’est revendiquée.

Questions fréquentes

Un téléphone peut-il lire un billet équipé d’une puce de la première famille ?

Oui, il lit l’identifiant et le contenu des pages non protégées, car la puce utilise la même interface que les étiquettes NFC. Il ne peut pas décrémenter un titre protégé par mot de passe ou par clé. Pour afficher un lien au voyageur, le billet doit contenir un message NDEF dans une zone lisible.

Pourquoi utiliser la zone OTP plutôt que la mémoire normale pour un billet ?

Les bits de la zone OTP ne peuvent que passer de 0 à 1. Chaque passage consomme donc un bit de manière définitive, et personne ne peut recharger le titre en réécrivant cette zone. Associée à un compteur à sens unique, elle empêche de restaurer l’état initial du billet sur la même puce.

Le compteur de lectures de la seconde famille peut-il remplacer une authentification ?

Non. Le compteur augmente à chaque lecture et peut apparaître dans l’URL, ce qui aide à repérer des lectures anormales ou un lien recopié. Mais il n’est pas chiffré : une personne qui connaît le format peut fabriquer une URL plausible. Pour prouver l’authenticité d’un objet, il faut une puce à message dynamique chiffré.