Technologie

MIFARE® DESFire®, applications, fichiers et clés AES

Applications, fichiers, clés et générations sont replacés dans une architecture complète.

Mis à jour le 24 septembre 2026

L’essentiel

Référence pour projets HF sécurisés. Le composant ne sécurise pas une mauvaise gestion des clés.

Trois points à établir avant de conclure :

  • génération et capacité de la référence
  • applications, fichiers et droits associés
  • trace d’authentification avec les clés de test

Une carte peut héberger plusieurs applications, chacune avec ses fichiers, droits et clés. Le cahier des charges doit donc nommer génération, capacité, arborescence, modes de communication et stratégie de diversification. La sécurité du composant ne protège pas une clé partagée sans contrôle ni un système de gestion incapable de révoquer correctement les droits.

Une arborescence d’applications plutôt qu’une mémoire à plat

Cette famille organise sa mémoire comme un petit système de fichiers. Au niveau de la carte, une clé maître contrôle la création et la suppression des applications. Chaque application est repérée par un identifiant de 3 octets, l’AID, possède son propre jeu de clés, jusqu’à 14, et contient des fichiers de types distincts : données standard, données avec sauvegarde, valeur, enregistrements linéaires ou cycliques. Les droits de lecture, d’écriture et de modification sont définis fichier par fichier et renvoient chacun à un numéro de clé.

Ce découpage fait cohabiter sur une même carte le contrôle d’accès, la restauration et l’impression, chaque exploitant ne détenant que les clés de son application. Encore faut-il que les AID ne se chevauchent pas : un plan d’applications arrêté avant l’encodage évite qu’un second service découvre après coup que son identifiant est déjà occupé.

Chiffrement, modes de communication et UID aléatoire

Les générations actuelles s’authentifient en AES 128 bits ; des cartes plus anciennes fonctionnent encore en DES ou triple DES. Chaque fichier se lit en clair, avec code d’authentification (MAC) ou entièrement chiffré, et ce choix doit correspondre à la configuration du lecteur. La carte peut aussi présenter un UID aléatoire à chaque entrée dans le champ : la vie privée du porteur est protégée, mais tout système qui identifie la carte par son UID devient inutilisable. La mémoire se commande couramment en 2, 4 ou 8 Ko. Une application de contrôle d’accès limitée à un fichier d’identifiant occupe peu de place ; c’est l’ajout ultérieur d’autres services, avec leurs fichiers d’enregistrements, qui justifie une capacité supérieure. Les fichiers valeur et avec sauvegarde s’écrivent en transaction : une carte retirée du champ avant validation conserve son état précédent.

Ce que nous faisons à la personnalisation

En production, nous créons les applications et les fichiers selon le plan transmis, chargeons les clés, de préférence diversifiées à partir de l’UID pour qu’une carte compromise ne livre pas la clé du parc, puis remplaçons la clé maître de la carte. Le rapport d’encodage associe à chaque UID réel les AID créés. Sur demande, des cartes prélevées dans le lot sont relues avec les clés convenues pour confirmer arborescence et droits avant expédition.

Sources primaires

Marques. MIFARE et DESFire sont des marques déposées de NXP B.V.

Ces noms servent uniquement à identifier les composants étudiés. Aucune affiliation, licence ni approbation de NXP n’est revendiquée.

Questions fréquentes

Une carte de cette famille peut-elle recevoir une nouvelle application après livraison ?

Oui, si la mémoire libre le permet et si l’on détient la clé maître de la carte, ou si ses paramètres autorisent la création sans authentification. Un encodeur de bureau suffit : l’exploitant ajoute son application avec ses propres clés, sans toucher aux fichiers déjà présents. Prévoyez la capacité en conséquence, 2, 4 ou 8 Ko selon la référence.

Pourquoi un lecteur ne voit-il qu’un numéro changeant sur ces cartes ?

L’option d’UID aléatoire est activée. À chaque présentation, la carte annonce un identifiant différent pendant l’anticollision. Pour obtenir un numéro stable, le lecteur doit s’authentifier dans une application puis lire l’UID réel ou un identifiant stocké dans un fichier. Un lecteur qui se contente de l’anticollision ne peut pas exploiter ces cartes.

Des cartes d’une génération récente fonctionnent-elles sur des lecteurs configurés pour la précédente ?

Les générations récentes reprennent les commandes des précédentes, avec les mêmes algorithmes. Un lecteur configuré pour une application AES ou triple DES doit donc la retrouver, tant que l’AID, les fichiers et les clés sont identiques. Les fonctions nouvelles restent simplement inutilisées. Un essai sur le lecteur en place confirme ce comportement avant la série.