L’essentiel
Référence NFC orientée smartphone pour cadrer contenu et capacité. Le téléphone et l’application cible restent à tester.
Trois points à établir avant de conclure :
- variante exacte et mémoire utilisateur
- message NDEF, mot de passe et verrouillage
- comportement sur les téléphones de la cible
Choisissez d’abord le message NDEF final, puis ajoutez l’en-tête, les octets de contrôle et une marge de modification. Les variantes de plus grande capacité ne garantissent ni une meilleure portée ni une meilleure lecture sur métal. La comparaison utile chiffre l’espace réellement libre après écriture et vérifie le même contenu sur la taille d’inlay prévue.
Trois capacités, une même structure prête pour le téléphone
Les variantes courantes de cette famille offrent 144, 504 ou 888 octets de mémoire utilisateur. Toutes sont livrées avec un conteneur de capacités en page 3, qui annonce au téléphone la place disponible pour un message NDEF : c’est ce qui permet à un smartphone d’ouvrir une adresse sans application dédiée. L’UID fait 7 octets, et chaque puce contient une signature d’originalité écrite en usine, vérifiable par un lecteur qui connaît la clé publique du fondeur.
Deux fonctions distinguent cette famille. Le miroir ASCII insère automatiquement l’UID et un compteur de lectures de 24 bits dans l’adresse transmise au téléphone : un serveur distingue ainsi chaque étiquette et chaque scan sans que l’on encode une URL différente par pièce. Le compteur augmente à chaque lecture et ne peut pas être remis à zéro. Ce miroir n’est pas signé : il identifie, il n’authentifie pas.
Protéger une étiquette exposée au public
Une étiquette accessible à tous doit être protégée contre la réécriture. Deux mécanismes existent : le verrouillage définitif des pages, qui fige le message, et un mot de passe de 32 bits qui protège l’écriture, voire la lecture, à partir d’une page choisie. Le verrouillage est simple et sûr, mais interdit toute mise à jour ; le mot de passe autorise une modification ultérieure, à condition de le conserver, sachant qu’il circule en clair lors de la présentation. Pour une étiquette de rayon ou une affiche, nous verrouillons en général le message ; pour un équipement dont l’adresse peut évoluer, le mot de passe est préférable. La signature d’originalité reste lisible dans tous les cas.
Ce que nous encodons en série
Pour une série, nous écrivons le message NDEF, activons si besoin le miroir d’UID ou de compteur, appliquons le verrouillage ou le mot de passe, puis exportons la liste des UID avec leur contenu. Sur une étiquette destinée au métal, l’inlay est posé sur une couche de ferrite ; dans une carte PVC, il est laminé au cœur de la carte. Dans les deux cas, un échantillon peut être fourni avant la série pour être lu sur des téléphones récents des deux grands systèmes mobiles.



Sources primaires
Questions fréquentes
Peut-on obtenir une adresse différente sur chaque étiquette sans encoder chaque URL séparément ?
Oui, grâce au miroir d’UID : la même adresse de base est écrite sur toute la série, et la puce y ajoute son propre UID à chaque lecture. L’autre voie consiste à encoder depuis un fichier une URL distincte par pièce, ce qui permet des identifiants courts ou non devinables. Les deux méthodes se combinent avec l’impression d’un numéro visible.
Le compteur de lectures de ces étiquettes permet-il de repérer une copie ?
Partiellement. Une copie sur une autre puce aura un autre UID, mais une adresse relevée une fois, compteur compris, peut être réécrite telle quelle sur n’importe quelle étiquette. Pour une preuve d’authenticité, il faut une puce qui calcule à chaque lecture un code chiffré vérifiable par le serveur.
Quelle variante retenir pour une carte de visite NFC complète ?
Une vCard avec nom, organisation, téléphone, e-mail et site web représente couramment un peu plus de 200 octets une fois encapsulée. Elle dépasse la variante de 144 octets et tient dans celle de 504 octets. Calculez la taille exacte avec la fiche la plus longue de votre fichier, pas avec un exemple.
