L’essentiel
Pour inventaire, logistique et suivi d’actifs. Une portée maximale annoncée n’est pas une portée garantie.
Trois points à établir avant de conclure :
- objet, matière et zone de fixation
- distance, orientation et densité de lecture
- essai terrain avec le lecteur configuré pour le pays
Testez au moins trois positions du tag sur l’objet et deux orientations de passage. Pour les bacs ou piles, ajoutez le niveau de remplissage qui crée le plus d’ombre radio. Le meilleur tag n’est pas celui qui lit le plus loin sur table, mais celui qui atteint le taux attendu dans la fenêtre de lecture réelle sans capter la zone voisine.
L’objet dicte la construction du tag
Un tag UHF est une antenne accordée pour un environnement donné. Posée sur du carton ou du plastique sec, une simple étiquette souple à inlay suffit souvent. Sur un conteneur métallique, il faut un tag muni d’une entretoise et d’un plan de masse, dans lequel le métal devient une partie de l’antenne. Sur une bouteille ou un produit riche en eau, l’absorption impose un tag conçu pour cette charge ou une fixation qui l’éloigne du contenu. Pour le textile, un tag souple et étanche, cousu ou thermocollé, supporte le lavage et le pliage.
Nous produisons ces constructions dans plusieurs enveloppes : étiquette papier ou synthétique imprimable, tag rigide en ABS vissé ou riveté, tag époxy pour pièces métalliques, bande textile. Le mode de fixation (adhésif, vis, collier, rivet, couture) influence autant la lecture que la puce, car il fixe la distance entre l’antenne et la surface.
Bande de fréquence, mémoire et encodage
En Europe, les lecteurs émettent principalement dans la bande 865–868 MHz, alors qu’une grande partie du continent américain utilise 902–928 MHz. Un tag accordé pour une seule région perd de la sensibilité dans l’autre ; pour des objets qui circulent entre continents, nous proposons des antennes large bande couvrant 860–960 MHz. Côté mémoire, la zone EPC contient l’identifiant lu en inventaire, la mémoire utilisateur, présente sur certaines puces seulement, accueille quelques données complémentaires, et l’identifiant de puce TID, inscrit par le fabricant du composant, ne se modifie pas.
Nous écrivons l’EPC selon votre plan de numérotation et pouvons imprimer le même numéro en clair et en code-barres sur l’étiquette ; une relecture de chaque tag en sortie de ligne est possible sur demande. Le code-barres sert de secours lorsqu’un tag est endommagé ou hors de portée.
Lecture en masse ou lecture unitaire
Un portail qui doit compter une palette entière demande des tags lisibles même lorsqu’ils se masquent les uns les autres, alors qu’un poste de travail qui ne doit lire qu’un objet à la fois demande l’inverse : une portée modérée et une orientation maîtrisée. Précisez lequel de ces deux cas vous visez ; il détermine la taille d’antenne que nous proposons. Pour un poste unitaire, un tag de petite taille ou une antenne de lecteur en champ proche limite la lecture aux objets posés sur la zone prévue.



Sources primaires
Questions fréquentes
Un tag UHF peut-il être lu avec un smartphone ?
Non : les téléphones intègrent un lecteur NFC à 13,56 MHz et aucun lecteur UHF. Pour vérifier un tag UHF sur le terrain, il faut un lecteur portable UHF ou une antenne fixe. Si le public doit aussi interagir avec l’objet, une étiquette associant une puce NFC et une antenne UHF, chacune avec son propre identifiant, peut être étudiée sur demande.
Quelle différence entre polarisation linéaire et circulaire pour choisir un tag UHF ?
Une antenne de lecteur à polarisation linéaire lit fortement un tag aligné avec elle et très mal un tag perpendiculaire. La polarisation circulaire tolère toutes les rotations, au prix d’une portée un peu plus faible. Si l’orientation des objets n’est pas maîtrisée sur le convoyeur ou en rayon, validez le tag avec le type d’antenne réellement installé.
Faut-il verrouiller la mémoire EPC après l’encodage ?
Cela dépend de qui doit la modifier ensuite. Un verrouillage par mot de passe empêche une réécriture accidentelle ou malveillante lors d’inventaires réalisés par des tiers, mais oblige à conserver ce mot de passe pour toute mise à jour. Pour des actifs internes réencodés à chaque affectation, on laisse souvent la zone ouverte et l’on s’appuie sur le TID pour détecter une substitution.
