Essayer l’outil
L’essentiel
Dimensionnement d’un schéma de numérotation avant émission ou import. Le calcul suppose des identifiants attribués au hasard, pas une numérotation séquentielle.
Trois points à établir avant de conclure :
- longueur réelle du numéro exploité
- taille du parc actuelle et prévue
- règle d’attribution des numéros
Distinguez bien deux situations : une numérotation gérée par vos soins ne produit jamais de doublon tant que la règle d’attribution est respectée, tandis que des identifiants d’usine tirés au hasard suivent la loi des anniversaires. C’est sur les numéros courts, tronqués à trois ou quatre octets par un logiciel, que le risque devient réel. Si la probabilité affichée vous surprend, la réponse n’est pas de croiser les doigts mais d’exploiter le numéro complet.
Ce que calcule l’outil
L’outil part de la longueur du numéro réellement exploité par votre système : 3, 4 ou 7 octets, soit 24, 32 ou 56 bits. Il en déduit l’espace de numérotation, 16 777 216, 4 294 967 296 ou environ 72 000 billions de valeurs. Il applique ensuite l’approximation du paradoxe des anniversaires : la probabilité d’au moins un doublon parmi n identifiants tirés au hasard vaut 1 − exp(−n(n − 1) / 2N), N étant la taille de l’espace. Au-delà de 1 %, il signale un risque significatif.
Exemples chiffrés
Avec les valeurs par défaut, 5 000 badges et un numéro de 4 octets, la probabilité ressort à 0,29 % : risque faible. Le même parc lu sur 3 octets, comme le fait une sortie 26 bits, monte à 53 %. Sur 3 octets, le seuil de 1 % est franchi dès 582 badges, et 1 000 badges donnent 2,93 %. Sur 7 octets, 5 000 badges restent sous 0,1 %, valeur que l’outil n’affiche plus en chiffres.
Interpréter le résultat
Un UID complet de 7 octets est attribué de manière unique par le fondeur ; c’est sa troncature par un lecteur ou un logiciel qui le rend comparable à un tirage au hasard. Quand nous imprimons et encodons nous-mêmes un numéro à partir d’une plage définie, chaque valeur est unique par construction, et le fichier de production peut en outre être contrôlé contre les doublons avant encodage. Retenez surtout l’ordre de grandeur : tant que la probabilité reste faible, elle croît avec le carré du parc, si bien que doubler le nombre de badges la multiplie par près de quatre.



Sources primaires
Questions fréquentes
Deux badges au même UID de 4 octets signifient-ils forcément une copie ?
Non. Une partie des puces utilise un identifiant de 4 octets non unique, et sur un parc de plusieurs milliers de badges une coïncidence est plausible, comme le montre le calcul. Comparez les autres données de la carte, un secteur applicatif ou le numéro imprimé, avant de conclure à une duplication.
À partir de combien de badges un numéro de 3 octets devient-il risqué ?
Avec des identifiants aléatoires, la probabilité d’un doublon dépasse 1 % dès 582 badges et atteint environ 53 % pour 5 000. Un contrôleur qui ne retient que 24 bits convient donc aux petits parcs seulement. Au-delà, exploitez l’UID complet ou une numérotation gérée écrite dans la carte.
Pourquoi le calculateur de collisions ne propose-t-il pas d’UID de 10 octets ?
Les UID de 10 octets existent dans la norme mais restent rares sur les cartes courantes. Sur 7 octets, la probabilité de doublon est déjà négligeable pour tout parc réaliste ; un espace plus grand ne changerait rien au verdict. Le risque réel se situe du côté des numéros tronqués à 3 ou 4 octets.