L’essentiel
Pour documenter un cahier des charges sans se limiter à un nom commercial. La mention d’une norme ne garantit pas une application interopérable.
Trois points à établir avant de conclure :
- interface radio
- structure applicative
- méthode d’essai
Une référence ISO doit être reliée à la couche qu’elle décrit : dimensions, interface radio, protocole, essai ou application. Citez l’édition retenue dans le cahier des charges et conservez les paramètres propres au projet. Deux produits déclarés conformes à une même interface peuvent encore différer par mémoire, sécurité, commandes et qualité d’antenne.
Des dimensions au protocole : quelle norme pour quelle couche
L’ISO/IEC 7810 fixe le format ID-1 de nos cartes : 85,60 × 53,98 mm, 0,76 mm d’épaisseur, coins arrondis. Elle ne dit rien de la puce. L’ISO/IEC 14443 décrit les cartes de proximité à 13,56 MHz en quatre parties : caractéristiques physiques, interface radio, initialisation et anticollision, protocole de transmission. Les types A et B diffèrent par la modulation et le codage, et un lecteur peut n’en gérer qu’un. L’ISO/IEC 15693, sur la même fréquence, vise les cartes de voisinage, lues plus loin avec un débit plus faible. Le format ID-1 est aussi celui des cartes bancaires, ce qui assure le passage dans les imprimantes de cartes et les porte-badges standard.
L’ISO/IEC 7816-4 ne concerne pas seulement les cartes à contact : ses commandes et son système de fichiers sont repris par de nombreuses cartes sans contact à microcontrôleur. En UHF, l’ISO/IEC 18000-63 reprend l’interface radio des étiquettes EPC de classe 1 génération 2. L’ISO/IEC 18092 définit l’interface NFC entre deux appareils, en mode actif comme en mode passif.
Ce que ces normes ne couvrent pas
Les badges d’accès à 125 kHz ne relèvent d’aucune norme ISO d’interface radio : leurs trames sont définies par les fondeurs. Les normes ISO 11784 et 11785, souvent citées à leur propos, concernent l’identification animale à 134,2 kHz. De même, le format du numéro transmis par un lecteur à un contrôleur, les structures d’applications et le format NDEF relèvent d’autres spécifications ou d’accords propres au projet. Même pour les étiquettes NFC, la norme radio ne suffit pas : le type d’étiquette défini par la spécification NFC, par exemple 2, 4 ou 5, détermine la manière dont le téléphone trouve le message, et un lecteur peut gérer l’un sans l’autre.
Normes d’essai et documents de production
Les méthodes d’essai font l’objet d’une norme distincte, l’ISO/IEC 10373 : la partie 1 traite des caractéristiques générales de la carte, comme la tenue en flexion et en torsion, la partie 6 des cartes de proximité et la partie 7 des cartes de voisinage. Sur nos fiches techniques et nos BAT, nous pouvons indiquer la norme de format, l’interface radio avec sa partie et son type, et, lorsqu’un essai est demandé, la partie de l’ISO/IEC 10373 appliquée.



Sources primaires
Questions fréquentes
Une carte ISO/IEC 14443 type A fonctionne-t-elle sur n’importe quel lecteur 13,56 MHz ?
Non. La norme garantit que le lecteur détecte la carte et dialogue avec elle, mais pas qu’il exploite ses données : commandes propriétaires, clés et format applicatif en décident. Un lecteur limité à l’ISO/IEC 15693 ou au type B ne la détectera même pas.
Quelle norme citer dans un cahier des charges pour exiger le format carte bancaire ?
L’ISO/IEC 7810, format ID-1 : 85,60 × 53,98 mm pour 0,76 mm d’épaisseur, avec ses tolérances et le rayon des coins. Précisez à part si la carte doit passer dans une imprimante à transfert thermique ou un enrouleur, car ces contraintes ne figurent pas dans la norme.
Une carte de voisinage ISO/IEC 15693 se lit-elle à plusieurs mètres ?
Non. Selon la taille de l’antenne du lecteur, sa portée va de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres, et n’approche le mètre qu’avec de grandes antennes de portique, loin des distances de l’UHF. Une lecture à plusieurs mètres ou de nombreux objets à la fois relève des étiquettes UHF selon l’ISO/IEC 18000-63.
