Comparatifs

Comparer les puces RFID UHF selon sensibilité et mémoire

Comparer mémoire, sensibilité et fonctions dans le contexte d’un inlay réel.

Mis à jour le 24 septembre 2026

L’essentiel

Pour présélection UHF avant essai terrain. La puce seule ne détermine pas la performance du tag fini.

Trois points à établir avant de conclure :

  • géométrie d’inlay accordée à l’objet
  • sensibilité et mémoire nécessaires au processus
  • cartographie de la zone de lecture réelle

La sensibilité du circuit ne se lit jamais isolément de l’antenne. Comparez des inlays finis de dimensions compatibles avec l’objet, puis mesurez orientation, puissance seuil, taux de lecture et comportement en pile. Mémoire EPC, TID et mémoire utilisateur sont des décisions de données distinctes ; choisir davantage d’octets peut réduire l’éventail de références disponibles.

Les grandeurs à comparer sur une fiche de puce UHF

Ces familles suivent toutes l’interface EPC Gen2, normalisée sous ISO/IEC 18000-63 ; les différences portent sur quelques grandeurs. La sensibilité en lecture, exprimée en dBm, fixe la puissance minimale dont la puce a besoin pour répondre ; la sensibilité en écriture est généralement moins bonne et limite la distance d’encodage. La mémoire EPC va de 96 à plusieurs centaines de bits selon les modèles, la mémoire utilisateur de zéro à quelques kilobits, et le TID contient l’identification du modèle, le plus souvent complétée d’un numéro de série unique.

Certaines puces ajustent automatiquement leur impédance à l’antenne, ce qui stabilise la lecture sur des matériaux variés ; d’autres proposent un mode de confidentialité qui masque l’EPC ou réduit la distance de réponse, par exemple après la vente d’un article.

Pourquoi l’antenne compte autant que la puce

Chaque puce présente une impédance propre, et l’antenne est dessinée pour elle : un motif d’antenne n’est pas interchangeable d’une famille à l’autre. Le matériau de pose intervient aussi : un liquide ou un plastique épais abaisse la fréquence de résonance de l’antenne, si bien qu’un inlay accordé pour un carton lit moins bien collé sur un flacon. Deux fiches de puce voisines peuvent donc donner des tags finis très différents une fois posés.

Le marché de destination pèse aussi : un inlay optimisé pour la bande européenne perd de la sensibilité dans la bande nord-américaine, située plus haut, et inversement. Pour des objets expédiés sur les deux continents, l’inlay doit rester accordé sur une large bande, ce qui pèse sur le choix de la puce autant que sa sensibilité.

Encodage et verrouillage en production

Nous écrivons l’EPC selon votre schéma, par exemple une structure GS1 sur 96 bits, et une vérification de chaque écriture par relecture peut être prévue. Les mots de passe d’accès et de destruction, de 32 bits chacun, se chargent au même moment, puis les banques mémoire se verrouillent selon votre cahier des charges. Le fichier livré associe TID, EPC et numéro imprimé : le TID sert de référence fixe si un EPC est réécrit plus tard. Pour une carte UHF au format CR80, proposée sur demande, l’inlay est laminé entre deux feuilles de PVC ; pour le métal, nous utilisons une construction à antenne patch.

Sources primaires

Questions fréquentes

Faut-il une puce avec mémoire utilisateur pour un tag de suivi logistique ?

Pas dans la plupart des cas : l’EPC identifie l’objet et les informations restent dans le logiciel. La mémoire utilisateur sert quand des données doivent voyager avec l’objet hors de tout réseau, par exemple un historique de maintenance. Elle restreint alors le choix de puces et allonge le temps d’écriture en production.

Quelle différence entre l’EPC et le TID d’un tag UHF ?

L’EPC est le code que vous écrivez pour identifier l’objet dans votre système ; il peut être réécrit tant qu’il n’est pas verrouillé. Le TID est programmé par le fabricant de la puce et ne se modifie pas : il indique le modèle de puce et, sur la plupart des puces actuelles, un numéro de série unique.

Pourquoi un tag UHF s’encode-t-il moins loin qu’il ne se lit ?

L’écriture en mémoire demande à la puce plus d’énergie que la simple réponse à une lecture. La sensibilité en écriture est donc moins bonne, et l’encodage se fait à plus courte distance, en général sur une station où le tag passe au plus près de l’antenne. Une lecture réussie à distance ne garantit pas une écriture au même endroit.